LoupPhoqueBlues

14 décembre 2016

GRETA GARBO

GRETA GARBO
QUAND LE MYTHE SE FISSURE

Dès lors que l’on évoque Greta Garbo « la Divine », s’impose à notre esprit la vision d’un visage superbe mais froid, comme les paysages de sa Suède natale. La femme fatale dans toute sa splendeur, inaccessible et magnifique à la fois.

Mais sous les apparences hollywoodiennes convenues se cache parfois une autre réalité, qui montre qu’au-delà de son image de star glamour, Greta Garbo était avant tout une femme avec ses sentiments, ses passions, ses pulsions, ses qualités et ses défauts aussi.

Loin de l’image « officielle » laissée par "la Divine", une anecdote peu connue du grand public à l’exception d’historiens du 7 ème art particulièrement avisés vient quelque peu craqueler et fissurer cette image un peu trop glaciale, un peu trop lisse et parfaite, et nous laisse entrevoir que le feu sous la glace n’est jamais bien loin

En 1939, à l’issue du tournage du film « Ninotchka » Greta et Melvyn Douglas qui lui donne la réplique dans ce film culte, sont invités, ainsi que toute l’équipe du tournage chez Ernst Lubitsch, le metteur en scène.

La belle Greta, est restée très éprouvée par ce tournage difficile, et se laisse tenter assez rapidement, contrairement à son habitude, par quelques verres de vin blanc. Elle a pourtant la réputation d’être sobre comme les célèbres chameaux de sa Laponie natale.

La fatigue et le vin aidant, c’est une «Divine » souriante qui succède bientôt à la très froide Greta. Elle devient même carrément hilare, riant dans son suédois natal, esquissant des pas de danse lascifs. Elle finit par être même très vite aguicheuse et provocante et l’ensemble des hommes est rapidement subjugué par le sex-appeal prodigieux qui se dégage de la belle nordique. Tous ces regards mâles posés sur elle l’excitent au plus haut point.....

Les verres de champagne se succèdent les uns aux autres, ses yeux brillent de plus en plus et arrive ce qui devait arriver, Greta est totalement emportée par l’ivresse. Beurrée comme un petit Krisprolls.

Leur hôte, Ernst Lubitsch, le metteur en scène du film est plutôt bel homme et Greta qui l’a déjà remarqué lui jette des œillades de plus en plus langoureuses sous le regard outré de Mme Lubitsch.

Mais un ou deux verres plus tard, complètement avinée, Greta perd tout sens moral et se laisse aller à ses instincts sans aucune retenue. Elle saute littéralement sur son hôte Ernst qui n’a absolument pas le temps de réagir, ouvre sa braguette et se met à lui prodiguer sous le regard ébahi et atterré de l’assistance une fellation digne d’une actrice , mais de film X cette fois!

Son collègue Melvyn Douglas qui avait des visées sur elle est furieux . Mme Lubitsch aussi rage, et renverse alors un seau d’eau glacée sur la tête de la vestale qui reprend alors ses esprits, soudain accablée par la honte et le remords, jurant mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus.

Mais tous les spectateurs de cette scène ne peuvent l’oublier et c’est à leur tour d’en faire des gorges chaudes. Et jusqu’au dernier jour de leur vie, tous se seront souvenus de ce spectacle inouï quand l’avinée Greta lécha l’hôte..

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18 août 2016

La légendaire Histoire du Rugby des origines à nos jours.

Aujourd'hui : Irlande VS Nouvelle Zélande

C'est en 1905 que les "Original All Blacks" foulaient le sol européen pour la première fois en venant se frotter aux Anglais, Irlandais, Écossais , Gallois et Français alors qu'ils s'étaient contentés jusqu'alors de matchs contre leurs voisins australiens.

Cette sortie avait donné part à une grande curiosité en Europe où ils étaient attendus comme le Kangourou Blanc ( à l'époque, les gens ne faisaient pas la différence entre Australie et Nouvelle-Zélande, voire même le Congo Belge mais ça n'a rien à voir. )

L'anecdote que je veux vous narrer concerne le tout premier match des valeureux briscards de l'hémisphère sud contre ceux non moins valeureux de l'hémisphère nord et précisément de l'Irlande, à Landsdowne Road, le 18 novembre 1905.

Il ne s'agissait que d'un match d'entraînement non officiel et non pas du premier test match qui n'aurait lieu que le 25 novembre 1905 et que remporteraient les Blacks sur le score de 15 à 0. C'est en raison du caractère non officiel de cette joute qu'il ne reste que peu de traces de cette confrontation de nos jours.

A 15 heures précises , l'arbitre Français , Jean Bonbeur, libérait les deux équipes . La France avait aussi délégué le talentueux commentateur interprète Nelson Monfort, mais ça n'avait aucune importance dans la mesure où la télévision n'existait pas encore et qu'il était donc inutile de zapper quand sa tronche de musaraigne apparaissait à l'écran.

Le match était tout à fait correct mais le génial petit demi de mêlée AllBlack, un jeune Maori du nom de Ki faisait tourner en bourrique le flanker irlandais,O'Babbington, plus connu sous son diminutif de "O´Bab" et également célèbre pour sa brutalité légendaire.

Excédé par l'agilité et la virtuosité virevoltante du petit Ki, l'irlandais n'hésitait pas à utiliser les coups bas dès qu'il le pouvait ("fourchettes" dans les yeux, coups de coude dans l'estomac, écrasement des orteils....) etc. Bref l'irlandais atteignait un niveau de bassesse rarement atteint à l'époque. Et tout ceci sans que l'arbitre Français ne bronche! Vraiment très très bas cet O' Bab!

A 30 secondes de la fin du match, les irlandais, fils de la verte Érin, redoutables celtes indomptables, menaient 21 à 19 et la Guinness commençait déjà à couler à flots dans les seaux. Les supporters chambraient gentiment les futurs vaincus par des "Sacs à merde, Fils de putes, Pourritures etc...." Bref , que d'innocentes plaisanteries bien innocentes et taquines. Mais vu qu'ils le disaient en anglais, personne n'y comprenait rien!

C'est à ce moment que notre génial demi de mêlée maori, Ki, qui par ailleurs répondait au doux prénom de Ricky, recevait le ballon dans sa propre moitié de terrain , échappait à la surveillance de trois irlandais et filait vers l'en-but qui représentait la terre promise.

Mais le géant O' Bab veillait et tendit brusquement le bras à l'horizontale pour faire une cravate sur le jeune maori . Et quand on sait que la cravate gaélique n'a pas les mêmes vertus régénératrices que celle de nos voisins d'Outre-Pyrénées , il y avait de quoi être inquiet pour le fantastique et bondissant Ricky.

Mais au moment où le tranchant de la main de O' Bab allait frapper la glotte du maori, ce dernier effectuait un plongeon fantastique au dessus du bras du balourd irlandais en le ridiculisant au passage d'un petit sourire narquois et allait à l'ultime seconde marquer l'essai qui donnait la victoire aux vaillants "kiwis", autre surnom des joueurs néo-zélandais, au grand dam de tout un peuple!

Il s'agissait un peu d'une victoire à la David contre Goliath, à la symbolique évidente, mais s'agissant d'un match amical qui précédait de quelques jours seulement le premier test match, le geste génial du petit maori en restait donc totalement oublié.

Mais 80 ans plus tard, en 1985, trois supporters et historiens du rugby retrouvaient trace de ce match dans de vieilles archives irlandaises et décidaient de remettre cette histoire au goût du jour, voire de la faire passer à la postérité.

Il s'agissait de Messieurs Vivien Vallay, Pierre Carrel et Patrick Bousquet, par ailleurs auteurs-compositeurs, qui étaient justement en train d'écrire une œuvre d'anthologie pour la cantatrice belge Annie Cordy , chanson intemporelle intitulée mystérieusement "Cho Ka Ka O. "

Les 3 comparses se sont en effet amusés à glisser une allusion presque subliminale sur le geste magnifique du petit maori aux dépens du grand irlandais.

Il faut certes avoir l'oreille bien exercée, mais à la 43 ème seconde de cette œuvre immortelle, la chanteuse belge prononce distinctement la phrase suivante "Ricky Ki le petit Kiwi , bat , bat , bat , bat le bas O' Bab"

Video : http://dai.ly/xjmdy

Cette formule qui pouvait paraître curieuse et incompréhensible reçoit évidemment un éclairage nouveau et prend ici toute sa saveur dès lors que vous, fidèles et attentifs lecteurs, connaissez désormais l'origine de cette innocente galéjade.

Pour en terminer, il faut aussi savoir que les joueurs néo-zélandais ont même envisagé à une époque de remplacer leur traditionnel "Haka" par la chanson "Cho Ka Ka O" mais cette idée a été abandonnée après l'attentat commis par les services secrets belges contre le navire " Rainbow Warrior" dans le port d'Auckland.

Peut-être un bien pour un mal? Ou un mal pour un bien ?

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07 janvier 2016

Histoire d'un chef d'œuvre

Aujourd'hui, en ces temps troubles de barbarie, de bruits de bottes, d'insécurité, de regards haineux, de violence pas toujours contenue, j'ai voulu prendre le contrepied pour parler de culture, d'art....
Vous retrouverez dans mon billet l'esprit des salons littéraires, une certaine élégance, une délicatesse, une tonalité désuète qui ne plaira peut-être pas à certains lecteurs plus sensibles au pragmatisme qu'à l'esthétique littéraire. Mon post ne s'adresse donc qu'aux amoureux des arts et des lettres. Quant aux incultes grossiers et primaires, ils peuvent passer leur chemin....

Alors voilà:

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Puisque mon sujet d’aujourd’hui est intégralement consacré à un événement majeur de l’année 1980.

1980, c’était il y a 36 ans, 12 ans après les événements de mai 1968, ceux du printemps de Prague, 11 ans après le premier pas de l’homme sur la lune.

1980 c'est l'année de la disparition de Steve Mc Queen, Tex Avery, Henry Miller, Jean-Paul Sartre, Jess Owens, c’est l’année de l’assassinat de John Lennon.

1980 c'est la dernière année pleine de pouvoir de Monsieur Valéry Giscard d’Estaing, quelques mois avant qu’il ne prononce cette réplique immortelle «Au revoir, Plop. »

1980 c'est l'année où Pacman envahit les écrans vidéo, ancêtre des Play Station, Wii et consorts.

C’est aussi en 1980 que l'Irak de Saddam Hussein attaque l'Iran de l'ayatollah Khomeiny, que Bob Marley donne son dernier concert, que Coluche déclare vouloir se présenter à l’élection présidentielle, que Sylvie Vartay et Johnny Hallydan divorcent….

C’est peut-être à ce bouillonnement culturel, politique, sociétal, qu’est dû le fait que certains autres événements devenus depuis essentiels, passaient alors injustement sous silence.

Et pourtant, c'est bien cette année là que dans une pièce obscure et enfumée, comme elles l’étaient toutes à l’époque, Messieurs Gérard Gustin et Jacques Mareuil se réunissaient quotidiennement jusqu’à la nuit et parfois jusqu’aux premières lueurs de l’aube, pour réfléchir, discuter, parfois même avec une certaine véhémence, avant de coucher sur papier le fruit de leurs réflexions.

Il leur a fallu de longs mois avant de pouvoir enfin produire un texte élaboré qui reste le texte fondateur de leur démarche tant philosophique qu’artistique. La hardiesse des mots reste aujourd’hui encore étonnante, tout comme le côté novateur des idées jamais passées de mode depuis toutes ces années.

Mais cette longue réflexion, cette recherche méthodique, si elles ont permis de jeter les bases d’un nouveau mouvement littéraire, devait être portée à la connaissance du plus grand nombre. Ce qui était très difficile car il n’existait à cette époque que peu de chaînes de télévision et de radios de qualité. Les émissions culturelles étaient alors animées par quelques hurluberlus du genre Jacques Chancel, Bernard Pivot ou autres José Artur, bien loin de la grande rigueur et du professionnalisme impeccables que nous connaissons aujourd’hui chez Nikos Aliagas, Nagui, Valérie Demidot ou Jean-Jacques Bourdin sur TF1, BFMTV et les autres.

Le coup de génie de Gérard Gustin et Jacques Mareuil, pour donner de l’écho à leur œuvre, fut de rendre visite à une personnalité influente dans le monde des arts et des lettres, tant muse que mécène, la baronne Léonie Cooreman.

Elle accepta avec l’enthousiasme communicatif que nous lui connaissons tous de devenir la porte-parole de leur mouvement littéraire comme André Breton avait été celui des surréalistes.

Ayant ses entrées dans les médias de l’époque, elle se mit elle-même au travail pour donner un fort écho à ce texte, s’enferma à son tour quelques semaines en studio travaillant sans relâche, avec une abnégation admirable.

Quand elle en ressortit, son chef d’œuvre « Tata Yoyo » était né et éclatait enfin au grand jour par le truchement de la voix sensuelle et profonde de la Baronne Léonie Cooreman plus connue néanmoins sous son nom d’artiste : Annie Cordy. (Notons que certains puristes lui préféreront une autre œuvre essentielle, mais sortie bien plus tard en 1985 : « Cho Ka Ka O » qui est un vibrant appel à la lutte des classes et au soulèvement populaire, mais que je trouve en ce qui me concerne un peu trop belliqueux et agressif.)

Le succès était foudroyant et le texte, on peut même parler de manifeste fondateur de Gustin et Mareuil, grâce au talent de l’artiste, atteignait les sommets des Hit-Parades de l’époque.

Mais chaque revers a sa médaille. En effet la présence envahissante d’une chanson sans cesse diffusée, a pour conséquence qu’on fredonne très vite les paroles tout en oubliant la substance des mots, en les vidant de leur sens. Et puis dans «popularité », il y a le mot « populaire ». Je ne vous fais pas de dessin : si maintenant on commence à inviter la populace à réfléchir au sens profond des textes littéraires, où allons-nous ? Je vous le demande !

Mais pourtant cette œuvre désormais dévoyée posait bel et bien une question à laquelle plus de 35 ans après, personne ne peut répondre encore : mais enfin, qu'est ce qu'il y a donc sous le grand chapeau de Tata Yoyo ? Le saurons-nous un jour ? Que ce soit nous, nos enfants ou nos petits enfants ? Bien malin qui peut le dire aujourd’hui. Avez-vous vous-même réfléchi à la question ? Dans la négative, connaissant la qualité et la profondeur de vos analyses, je vous y invite expressément.

A noter que la version originale de la Baronne Cooreman a été plus tard reprise par d’autres stars planétaires donnant ainsi une dimension supplémentaire intergénérationnelle à l’œuvre.

En voici un merveilleux exemple :
http://www.youtube.com/watch?v=qNif-qivJWM&sns=em .

Mais je n’oublierai pas de vous proposer aussi l’originale http://www.youtube.com/watch?v=d8ibtwowMyA&sns=em .

Je vous remercie de votre attention.

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22 juillet 2015

Twittêtre ou ne pas Twittêtre?

Coucou!

Depuis presque un mois, je ne suis plus venu sur Twitter. Quelle affaire!

Enfin soyons précis, sauf sur une dizaine de comptes de journaux ou de sites qui m'intéressent pour mon travail.

Mais plus aucun contact avec mes "amis" Twitter. "Amis" entre guillemets, car c'est souvent un bien grand mot, même si je dois néanmoins reconnaître un point positif à Twitter, c'est que quelques uns sont passés d'amis virtuels à amis réels. Et même , dirais-je , d'excellents amis pour quelques uns que je revois régulièrement avec plaisir. Mais pour eux, j'ai leur 06 ou leur mail que je conserve précieusement ! Des gens que je n'aurais jamais rencontrés sans l'oiseau bleu, car dans la vie réelle, on a bien plus tendance à se réunir par groupes d'intérêts communs: l'âge, l'apparence physique, la profession, les loisirs, la localisation,l'éducation, en fait on va naturellement vers des gens qui nous semblent naturellement proches.

Je suis bien évidemment certain qu'il y a aussi pleins de gens remarquables et sympathiques dans ceux que je suis malheureusement moins, et je le regrette, mais c'est impossible d'être en permanence attentif!

Sur Twitter, on peut s'entendre parfaitement avec une personne en ne sachant pas si elle a 25 ou 50 ans, si elle est professeur ou chirurgien, lycéen ou policier évêque ou boulanger-chevaliste ... Tant qu'on ne se livre pas, tout peut passer. Et je trouve ça très bien. Ça me rappelle le monde de la course à pied où toutes les différences sociales sont abolies un court instant dans la sueur, le sang, la sueur, les larmes et la sueur. Et ta sueur ?

Je nuance un peu tout de même, car sur Twitter, beaucoup souhaitent quand même laisser des indices pour bien faire comprendre qu'ils ne sont tout de même pas n'importe qui et qu'on ne mélange pas les torchons et les serviettes. On est anonyme, certes, mais pas pour autant n'importe qui, hein, faut pas déconner!

Dans ces conditions, je préfère en fait les twittos qui annoncent clairement la couleur: @Marie-Anne Soubré, je sais très bien qui c'est. Pareil pour @IsaHorlans, ou d'autres: c'est clair, net. Ces gens là peuvent effectivement selon moi émettre des opinions légitimement en prenant le risque d'en subir les conséquences.

Mais en tant que @LeloupPhoque, je ne m'estime pas le droit d'engueuler les gens anonymement sur leurs idées. C'est trop facile de japper comme un roquet en tapant sur son clavier ( mais c'est aussi vrai que j'ai rarement vu des roquets taper sur un clavier de smartphone, même avec la truffe ! ) Là, je viens de donner un indice, car les plus perspicaces d'entre vous vont sans doute comprendre que @LeLoupPhoque n'est qu'un pseudo! Et oui! Un mythe qui s'écroule!

Mais tel un politique célèbre, je suis souvent profondément choqué à la lecture de nombreux tweets. Ces gens qui s'inventent une personnalité fantasmée fort peu crédible , ces économistes du dimanche qui connaissent tout de la situation en Grèce ou en Russie et qui vous l'expliquent d'un ton docte et péremptoire, ces grands séducteurs et séductrices, fêtards du bout de la nuit qui tweetent chaque nuit curieusement solitaires au fond de leur lit dès 23 heures tel un Jean-Claude Duss des "bronzés" en échec, ces donneurs de leçons prenant les autres de haut et n'acceptant aucune remarque. Ceux qui réagissent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 et qui ont des idées sur tout , réponse à tout! Ceux aussi qui envoient des gentils mamours chaque matin avant de balancer les pires saloperies quelques heures plus tard. Du genre "Je te #cœur, fils de pute!"

Twitter, j'ai vraiment le sentiment que beaucoup y sont en représentation permanente dans un immense jeu de rôle planétaire.

Je n'apprécie plus trop non plus certains aspects systématiques de Twitter, avec par exemple les émissions de télé commentées en direct chaque semaine à la même heure....A force, ça m'emmerde. J'aime mieux sur Twitter l'inattendu, l'imprévu...Je ne dis pas que j'ai raison, et certains commentateurs sont parfois plutôt drôles, mais c'est juste mon avis!

Ce qui me gonfle aussi ce sont les préconçus tels "tous les électeurs de tel parti sont des cons, tous les clandestins sont des chics types, tous les flics sont des salauds. Tous les mecs de Syriza sont géniaux. Tous les mecs de Syriza sont nuls. Tous les musulmans sont méchants. Les catholiques ont la colique les protestants ont mal aux dents. Tous les mecs sont des connards obsédés, toutes les femmes sont des allumeuses etc..." Quel manque d'intelligence ! Quelle vision partielle et partiale!

Moi, ce que j'aimais surtout dans Twitter, au début, c'était l'humour. Force est de constater qu'il a pratiquement disparu de ma TL. Bien sûr il y a toujours des monstres sacrés tels @Hernsburgler @Patobasilix @legrugu @MaitreRoger ou @nrenard et quelques autres de cet acabit. Bien sûr il y a le réel génie littéraire de @PadrePio. Tant mieux

Mon plaisir, à moi, c'est plutôt de raconter des conneries, souvent sans queue ni tête. Des inepties bien navrantes qui feraient pleurer ma mère si elle les voyait!

Mais pour me dévoiler davantage, à part aux amis qui me connaissent depuis très longue date comme mon frère jumeau @ProfesseurBang, (et oui, vous êtes au courant maintenant! Nous sommes effectivement frères mais pas du même père. Ni de la même mère d'ailleurs.) ou comme certains twitters que j'ai rencontrés IRL, je ne parle pas de mon job sur Twitter, ni de mes amis, mes amours , mes emmerdes. Et d'ailleurs en général, tout le monde s'en fout des états d'âme des autres. L'amour, les sentiments, ça ne peut pas se résumer en 140 caractères! Sauf dans le cas suivant: "Est-ce que tu baises?" (21 caractères pour aller à l'essentiel)

Mais une des raisons essentielles de mon retrait, c'est justement que l'humour, désormais, est un domaine risqué et brûlant. J'ai été nourri de celui de Coluche, Desproges, et plus tard des Nuls , d'Antoine de Caunes, de Nadine Morano ou des Inconnus.

Mais depuis quelques années, toute forme d'humour "non bien pensant" est condamné. Plus le droit de plaisanter sur des sujets ayant trait au genre, à la couleur de la peau, aux origines, aux préférences sexuelles ou religieuses etc.....

Mais bande de pisse-froid, pensez-vous par exemple vraiment que Coluche était homophobe, machiste, pédophile ou raciste, malgré toutes les conneries qu'il racontait ? Ce mec qui a tout de même créé les restaus du cœur n'aurait donc été qu'un ignoble réac?

Plusieurs fois ces derniers temps, j'avais eu envie d'écrire quelques bêtises bien stupides, mais au dernier moment, je me suis auto-censuré, en estimant que tel ou tel twittos allait me reprendre vertement, hurler face à des attaques inadmissibles contre telle ou telle communauté, contre ma stigmatisation etc....

Et quand on en arrive à se censurer soi-même sur Twitter, où est l'intérêt? On est bien loin des exercices où chacun écrivait sur un mur ce qui lui passait par la tête, bien loin du laisser aller salutaire jouissif et déstressant!

Le politiquement correct règne désormais en maître absolu sur notre vie réelle mais aussi virtuelle! Alors, à quoi bon ?

C'est quand même pénible d'être agressé anonymement par des zozos aussi incultes que lâches qui me traiteront de ce que je ne suis pas et me reprocheront ce que je ne mérite pas!

Pourtant, même si j'ai déjà dit des conneries et que j'en dirai d'autres, j'ai parmi mes meilleurs amis une femme grecque noire transsexuelle handicapée, sarkoziste et anti-corridas, néanmoins policière juive et veilleuse, lesbienne anti-mariage pour tous, et même supportrice du PSG qui regarde régulièrement "l'amour est dans le pré" en compagnie d'une militante socialiste ex Europe Écologie Les Verts! Alors! Vous voyez bien!

Pour finir sur une note plus gaie, je dois admettre qu'il est plus facile d'arrêter de Twitter que d'arrêter de fumer (j'ai aussi arrêté ça!) . J'ai pas mal d'amis qui sont complètement accros à Twitter. Je pensais l'être aussi, mais je me rends compte qu'on peut très bien s'en passer assez facilement, et ça, c'est quand même plutôt une bonne nouvelle!

Même si je reviens, je sais désormais qu'après 5 ans de pratique malsaine, on peu s'en sortir sans trop de dommages ;))

En attendant, je profite de ma présence ici pour vous présenter, ainsi qu'à votre famille, à vos collaborateurs et tous ceux qui vous sont chers, mes meilleurs vœux de bon et joyeux deuxième semestre 2015, et la santé surtout!


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11 juin 2014

LA CHARRUE

 

La fin du monde étant prévue, comme tous les ans, pour le 21 décembre prochain, je voulais, avant votre disparition programmée, vous raconter une anecdote sur l'une des inventions essentielles dans l'histoire de l'humanité, celle qui a permis le développement de l'agriculture et qui, bien que très améliorée de nos jours en nos contrées, repose toujours sur le même système, je veux bien sûr parler de la charrue.

Le premier homme sur terre, vous le savez, s'appelait Adam. Dieu l'avait baptisé ainsi en référence au bassiste de U2, Adam Clayton, car il adorait ce groupe. Et moi aussi, d'ailleurs, drôle de coïncidence! Il aurait aussi pu l'appeler Mark, comme Mark Knopfler, de Dire Straits, ou David, comme David Gilmour de Pink Floyd, que j'aurais été content aussi! Mais bon, n'epiloguons pas.

Adam était assez beau mec, et il s'emmerdait un peu, tout seul. Dieu essayait bien de le faire rire en lui racontant des conneries, mais ça ne durait qu'un moment. Ah si, il y en avait une qui le faisait hurler de rire, c'est quand Dieu l'appelait "Tonygencil" sous prétexte qu'il était nu comme un ver, Adam.

Dieu, voyant qu'il s'ennuyait, finit par se dire qu'il devrait lui trouver une occupation, parce que sans ça, même au Paradis, Adam allait finir par faire un burnes-out, ce qui, même s'il ne portait pas de caleçon, était quand même embarrassant.

Il dit: " je vais lui construire une meuf, mais vu que j'ai plus de matos, faut que je prenne un morceau sur la bête". Au début, il voulait seulement tailler une bavette sur son protégé, mais Adam n'ayant pas envie de discuter, il dût trouver une autre solution.

Alors Dieu endormit Adam et commença son œuvre divine. Il était quand même en colère parce que quand il disait: "S'il vous plait Mademoiselle, scalpel, compresse, clef de 12, suture, p´tite pipe, seringue, oxygène", personne ne répondait, car il avait tout simplement oublié de créer les infirmières! Comme quoi on peut être tout puissant et bien étourdi.

Une heure plus tard, Adam ouvrit les yeux. Et Dieu lui dit en rigolant: "oh punaise, t'as maigri de 7 kg! Je t'ai pris une côtelette et un peu de barbaque"! Et Adam rétorqua aussi plaisamment : "Heureusement que tu n'as pas pris les cougougnettes, sinon c'est 15 kg que j'aurais perdus" .

Et Dieu lui répondit: "Mais que t'es con! Mais regarde, je t'ai bricolé une meuf. Ne sois pas trop regardant, parce que c'est la première ! " Adam s'écria " elle est effectivement pas mal mais.......elle a même pas de kiki! "

Le temps de cette discussion divine, la jeune Ève avait pris une quarantaine de kilos et de nombreux centimètres extrêmement bien répartis. Autre chose que les régimes à la con qu'on voit fleurir à l'approche de l'été.

Alors Dieu dans sa grande sagesse lui répondit: " Y a pas écrit "pigeon"! T'as qu'à te démerder un peu! Je peux pas tout faire non plus" . Mais en fait, dans sa Ford intérieure, il se rendait bien compte qu'Adam avait raison! Mais Dieu était bien trop fier pour le reconnaître. Il essaya bien de fabriquer a posteriori une zigounette, mais il la fit trop cuire et le rouleau de glaise se transforma en une sorte de lézard sans pattes, qui ne demanda pas son reste, prit ses jambes à son cou, et disparut dans la nature du côté de Persépolis. On appela plus tard tout naturellement ce sordide animal le Persan, qui devint plus tard sous l'influence "verlan" des jeunes ados mollah le "serpan" puis "serpent".

C'est cette même bestiole qui en proposant quelques années plus tard un verre de calva au jeune couple devint la source d'une grande partie de nos soucis actuels.

Adam suggéra de trouver un nom à sa nouvelle camarade. Vu qu'on était au Paradis, il suggéra de l'appeler Vanessa Paradis. Mais Dieu répondit que les droits pour ce nom avait déjà été déposés. Alors il regardèrent sur Godgueule, l'ancêtre de Google, et leur choix se porta sur Ève. Le fait qu'elle était nue a donné naissance à l'expression " en tenue d'Eve" et non pas "en tenue Dave", contrairement à ce que prétend l'immortel interprète de "Vanina".   

Adam trouvait sa nouvelle compagne plutôt Charente. Non, plutôt Gironde. Un jour il était allongé sur le sable et sur le ventre (ce qui n'est pas incompatible) et il regardait la jolie Ève qui prenait des poses à la con et faisait rien qu'à faire son intéressante...Il ne se sentait pas trop comme d'habitude. Ève pour rigoler attrapa ses deux bras et le tira pour le mettre à l'eau. Et voilà! Ils venaient d'inventer la charrue, invention essentielle pour le devenir de l'humanité. Et quelques minutes plus tard, ils inventèrent l'expression que vous connaissez toutes et tous "faites labour, par l'agraire".

Ils devinrent donc un vrai couple, ce qui est d'ailleurs soit dit en passant l'anagramme de "copule", et conçurent une belle famille avec Cahin, Abel qui s'enfuit à Cadix pour ne pas être massacré par son frangin, puis plein d'autres: ils fondèrent l'Humanité! Bien avant Libération ou le Nouvel Obs. A noter que Cahin, bien qu'installé dans un trou perdu, devint le premier ophtalmo de la création. Il aurait aussi bien pu devenir proctologue, mais en l'occurrence, c'est bien l'œil qui le regardait.

Voilà. Quand vous verrez désormais un bœuf tirant une charrue dans un champ, lors de vos voyages avec vos chers hubins, vous pourrez leur expliquer l'origine de cet outil, qui permet l'ensemencement de notre terre nourricière et féconde et par voie de conséquence l'élevage, l'agriculture....

Ils auront ainsi la preuve que, même indirectement, c'est Dieu qui a inventé le MacDo. Et rien que pour ça, ça en valait quand même la peine.

 

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04 septembre 2013

NAPOLÉON

La vérité sur la fin de l’Aigle

Selon une idée reçue fort répandue, l’Empereur Napoléon serait mort à Ste Hélène. Ce qui est généralement une thèse non mise en doute. On pense que l’Empereur déchu est décédé le 5 mai 1821 à Longwood sur l’île de Sainte Hélène, propriété de ces fourbes d’angloys, pour ne pas dire de ces salauds de rosbifs..

On parle de cancer de l’estomac, voire d’empoisonnement à l’arsenic et aux vieilles dentelles.

Une autre version prétend que la fin de l’Empereur serait due à un geste malencontreux ou volontaire, l’histoire ne le précise pas, d’un certain Léon, prétendu fils de l’empereur et qui lui aurait crevé le bidon.

Comment ? Pourquoi ?

Napoléon aurait effectivement eu, outre l’héritier officiel surnommé L’Aiglon (en fait « les Glands » par ses potes d’école) au moins deux fils naturels dont le fameux Léon. Car l’Aiglon lui n’était pas trop naturel : il était bottoxé pire que Carlibruna, célèbre cantatrice de l’époque.

Léon, ou plus exactement Charles-Léon aurait donc tué son père à l’aide d’un parricide ou de n’importe quel autre instrument perforant.

Les suites de l’histoire laissent tout de même les plus grands historiens perplexes, car des documents précisent que son fils Léon lui aurait donc, nous l’avons vu, transpercé l’abdomen et l’intestin grêle, ben mon colon, mais aussi qu’on aurait retrouvé ce triste fruit d’amours illégitimes sur le dos d’une baleine en train de manger les fils de son caleçon. (De marque "Petit Bateau" semblerait-il)

Alors, mythe ou réalité ? Réalimythe ou thé ? Chocolat ou café ? Nous allons tenter d’y voir plus clair.

A priori, le doute m’habite. Certes l’île de Ste Hélène, de par sa position géographique, entre Afrique et Amérique du sud, au beau milieu de l’Atlantique peut effectivement se situer sur un passage migratoire de cétacés. Passe encore.

Mais pourquoi l’assassin de l’Empereur si tel est le cas, aurait-il choisi ce moyen de fuite aléatoire ? Je pensais que les Anglais n’auraient pas hésité à mettre à sa disposition une fière goélette pour lui faire prestement gagner les rives du Brésil ou de l’Afrique du Sud, car enfin, il les avait débarrassés d’un beau fardeau, il bouffait comme quatre le Napo ! De la copa, du brocchiu, des figatellu ...

Bon enfin, admettons qu’il soit parti à dos de baleine : c’est assez exceptionnel mais néanmoins possible.

C'est un peu comme Rocky Sifredo: n’a-t-il pas chevauché nombre de morues lorsque gigolo sans le sou, il écumait les supermarchés des grands ports européens caché derrière son grand mât?

Je pense que Léon disposait de provisions, pour tenir le coup, grâce notamment aux réserves de graisse du cétacé, mais par contre qu’il avait oublié son nécessaire de couture prêté par Charles et Lee un beau jour de Novembre.

Car un argument milite cependant effectivement pour une fuite vers le Brésil tout proche. Enfin proche si on est à dos de baleine. Si on est sur une raie au milieu, ça va moins vite. Surtout s’il y a aussi des pirhanas ou pacus bouffeurs de Klaouis qui traînent dans le coin comme sur la Seine.

On pourrait croire en effet que Léon dévorait son caleçon à belles dents car il était tenaillé par les affres de la faim.

L’explication est sans doute heureusement bien différente ! Léon démuni de ses ciseaux déchiquetait son caleçon dans le but évident de le transformer en string pour passer inaperçu sur les plages de Copacabana, Ipanema ou autre…

Le fait d’avoir choisi ce moyen original de locomotion n’était peut-être pas non plus le fruit du hasard, car le Brésil est le pays de la joie, de la samba, et de la caïpirinha réunies. Sans les ananas du Mont Rotui cependant.

Et la congénère de Moby Dick ( qui se traduit en français par "bite en cyclomoteur") était là aussi pour préparer Léon à cette vie de joie, pour l’apprendre à rire comme une baleine.

Un doute subsiste encore, mais je me demande en définitive si après tout, la comptine enfantine au lieu de n’être que ce qu’elle semble être, soit une comptine enfantine, n’était pas en fait un rapport circonstancié établi par un policier au grand cœur qui aurait découvert l’étrange équipage au milieu de l’Océan et qui en définitive l'aurait laissé poursuivre son chemin nous laissant encore aujourd’hui avec cette horrible sensation d’histoire qui finit en queue de poisson….

En tout cas, en cette période de rentrée des classes, il est de mon devoir de dénoncer ces manipulations de l’Histoire qui ne sont là que pour raviver des plaies non cicatrisées entre peuples encore meurtris par les batailles d’un passé que l’on souhaiterait révolu.

 

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01 janvier 2013

BANANIERS, POMMES SAUTEES ETC....

BANANIERS, POMMES SAUTEES 

 

2012 s'en est allée. Il y a un an c’était le cas pour 2011 et nous avions quitté l’année qui se terminait avec des rêves et des espoirs. En nous souhaitant une année 2012 bonne longue et vigoureuse. Et la santé surtout, parce que la santé, hein…

Et voilà, 2012 est passée….Certes il y a eu des choses sympa par exemple sur le plan politique au niveau national, mais tout le monde - y compris de très bons amis - n’est pas de cet avis, c’est la loi du genre…

Il y a eu de belles choses dans nos vies familiales, avec j’imagine pour tous, des naissances, des unions, des coups de foudre, des retrouvailles, des nuits torrides, des pardons, des sourires, des victoires, des projets concrétisés…

Il y a eu des épisodes tristes avec des décès, des séparations, des ruptures, des départs d’enfants, des pleurs, des défaites, des nuits glaciales, des accidents et tous ces tristes évènements qui font aussi partie de la vie….

Il y a eu les autres évènements lamentables dus à la seule connerie humaine, comme des personnes irréprochables mais malgré tout licenciées injustement, des chômeurs expulsés vivant dans leur voiture honteux et cachés, des femmes abandonnées avec deux ou trois gamins à charge, des femmes battues mais aussi des hommes humiliés, des découvertes de la solitude ou de la maladie, des gamins vomis par leurs parents, des vieillards abandonnés par leur odieuse progéniture…

Et il y au en prime cette année le pire dans mon entourage proche, puisque touchant mon «frère» et son ami par l’intermédiaire de cette petite crotte pseudo journaliste rappelant les heures les plus sombres de milice, de gestapo, de police politique, j’ai nommé le minable 20-100-2-8…Bien sûr qu'en cas de conflit armé aujourd'hui nous retrouverions les vieux schémas collabo-résistants..traitres et héros.

Il y a eu aussi la montée des fanatismes, des violences, de la haine, de l'obscurantisme…

Il y a eu la Syrie, il y a toujours la Syrie, mais il y a eu aussi cet ambassadeur US violé et assassiné en Libye, ces massacres dans les écoles américaines et chinoises, ces chrétiens égorgés à coups de machettes pendant leur sommeil, ces voleurs de pommes amputés, ces amants lapidés par des foules haineuses, ces corps déchiquetés par des bombes, ces viols collectifs, ces assassinats sous les yeux d’enfants, y compris en France …Ces chefs de guerre et ces extrémistes qui fanfaronnent partout dans le monde, de Pékin à Tel Aviv, de Tbilissi à Kinshasa, de Khartoum à Téhéran…

Oui en 2012 il y a toujours eu ces poussées d’intolérance, de racisme, de stigmatisation, de communautarisme, de bêtise…

Bien sûr, nous pouvons nous dire que nous n’y sommes pour rien mais je suis moi, effaré quand je regarde Twitter ou Facebook, où presque tout n’est que prétexte à oppositions et déchirements: fachos contre gauchos, riches contre pauvres, blancs contre noirs, jeunes contre vieux, femmes contre hommes, homos contre hétéros, flics contre juges, secteur public contre secteur privé, chrétiens contre musulmans….Tout n’est que haine...envie, jalousie, rancoeur..

L'Homme, contrairement au loup-phoque, est mauvais. Rabelais - avant Bergson- disait que "le rire est le propre de l'homme": moi, je vous affirme que c'est LE PIRE QUI EST LE PROPRE DE L'HOMME...

Personnellement, en ce qui me concerne, c’est cette haine femme-homme que j'ai beaucoup de mal à comprendre: il n’est plus jamais question d’amour, d’union, de respect, mais de rivalité, de pouvoir, de lutte, de combat…Moi j'ai vécu une enfance harmonieuse, avec des parents équilibrés et sains, qui s'aimaient et qui avaient chacun leur place et leur importance, la même importance. Au risque de passer pour un odieux réac macho, ce qui m'est déjà arrivé sur Twitter, je ne me retrouve absolument pas dans cette guerre des sexes qui est tout simplement en train de tuer l’amour.

En second vient ce mépris inter-générations. Même si j'ai des amis de tout âge, sur les réseaux et dans la vie réelle et que je trouve ça très bien. Nous sommes tous déjà d'anciens jeunes ou de futurs anciens jeunes, ne l'oublions jamais. Je l’avais écrit un jour ici même dans un billet intitulé « futur antérieur ou passé décomposé » que j’ai depuis détruit sur un coup de colère, car il m’a tout d’un coup semblé si vain, si inutile….(Si quelqu’un l’avait conservé par hasard, qu’il me le dise car j’y avais écrit des mots personnels que j’aimerais bien récupérer le cas échéant)

Mais en 2012, il y a eu aussi de très belles émotions, de superbes découvertes dans nos vies personnelles et nos vies virtuelles avec de belles interconnexions entre les deux…Désolé de le préciser si crûment au risque d’être taxé d’élitisme, mais j’assume: il s'agit de rencontres avec des personnes d’un niveau homogène de réflexion et d'humour et sachant être autre chose que des duellistes ennemis, femmes et hommes de gauche ou de droite confondus. Surtout de gauche quand même, faut pas déconner!

De Strasbourg à Quimper, de Lille à Nice, de Paris à la province, mais aussi de l’étranger, j’ai vraiment connu des gens biens. Des amis choisis et non imposés…Des femmes qui apprécient les hommes, des hommes qui apprécient les femmes, des jeunes qui apprécient les aînés, des juges qui apprécient les flics, des gens qui se respectent. Prêts à vivre ensemble, privilégiant l’amitié et l'humour plutôt que la haine ou le mépris.

Il y a eu pour quelques uns de nous ces belles soirées bien réelles – pour moi celle de la Penderie en Novembre 2012- , mais aussi ces surprenants colis postaux, ces signes divers si touchants…

Oui le monde est merdique, mais on arrive tout de même à y retrouver parfois son compte, égoïstement. Car sans égoïsme, impossible de vivre !

Moi quand je veux être bien, je me replie dans mon cocon et je pense à ma famille, mes amis, mon entreprise naissante, mes courses à pied, ma musique…et j’oublie les horreurs de corps et d' âmes mutilés, massacrés, violentés, humiliés.

Je sais qu’en 2013 nous allons retrouver exactement la même chose ! Alors, dois-je vous souhaiter une bonne année ? Nous aurons tous des joies et des peines, des moments de grâce et des moments de merde. Des moments d’amour et des moments de haine.

Je préfère vous souhaiter une année pas trop chiante avec en prime des gros morceaux de bonheur dedans. C'est plus réaliste!

Je sais aussi que je ne deviendrai pas soudainement un être plein de tolérance et de gentillesse. Je n’ai pas envie de pardonner à Assad ou au jeune connard massacreur d’écoliers, aux ivrognes cogneurs, aux amputeurs ou aux lapideurs, aux tyrans et aux fachos, aux vendeurs d’armes, aux violeurs, à ceux qui frappent leurs gamins ou les laissent à la dérive, aux nazillons, aux femmes trop autoritaires avilissant leur homme et leurs enfants à longueur de vie...Je n’ai aucune pitié pour les délateurs, les calomniateurs, les brutes, les petits cons faisant régner la terreur dans les cités, les plus puissants abusant de leur force, les esclavagistes modernes.

On m’objectera que le pardon doit exister et que tous les hommes sont mes frères. Ce qui est faux en ce qui me concerne, puisque Dédé l’époux de ma sœur est seulement mon beau-frère comme je l’expliquais lors de mes premiers pas sur Twitter l’an passé…

Mais j’ai aussi envie de vous donner, à vous qui me lisez, de l’amour, de l’amitié, de vous faire rire ou sourire, de vous rencontrer à nouveau pour beaucoup d’entre vous dans la vie réelle.

Je sais qu’il y aura encore des moments où j’aurai envie de tout lâcher, Twitter, Facebook, blog et compagnie, et d’autres où je me féliciterai d’y être.

Pour finir, et en toute illogique, je tiens à vous présenter à toutes et à tous, ainsi qu’à vos proches collaborateurs, votre famille et tous les êtres qui vous sont chers, mes meilleurs vœux de bonheur et de réussite à l’occasion de cette nouvelle année qui ouvre de brillantes perspectives et les espoirs les plus fous, même à nos amis gnous.

Peut-être qu’avec un peu de chance le pays tout entier va-t-il se redresser soudain comme une bite enchantée ? Peut-être même allons-nous gagner enfin le grand prix de l’Eurovision ?

Peut-être qu’après 2012 année de la bouse, nous aurons réellement 2013 année de la baise ?

Mais restons prudents sur ce dernier point, car l’important dans l’année de la baise, c’est de savoir QUI va se faire baiser et par qui !

En ce qui me concerne j'ai renoncé depuis longtemps aux supposés plaisirs de la chair que je considère avilissants et dégradants. Mais s'il restait encore parmi vous quelques fornicateurs non repentis, sachez bien qu' après 2013, donc année de la baise, il y aura encore 2016 pour vous rattraper. Sinon il faudra attendre 2073, ce qui est peut-être jouable pour certains, ou encore 2093 et 2096, ce qui l'est un peu moins.

Donc en conclusion, et pour en revenir à mon point de départ, je vous la souhaite bonne longue et vigoureuse. Et la santé surtout, parce que la santé, hein…

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14 décembre 2012

LA FIN DU MONDE, PARFOIS C'EST RIGOLO....

Après quelques tremblements de terre qui ont touché mon univers twittérien, j’ai vraiment eu envie de tout laisser quimper et de punir l’humanité entière en arrêtant d’écrire mes chefs-d’oeuvre.

BipCas

Mais il y a eu le 12 novembre, à la Penderie, grâce à un gentil  palmipède polynésien et ça ne s’oublie pas.

Et si j’ai effectivement pris un peu de recul dans mon métier d’écrivain pour mieux gérer ma vraie vie, je tiens aussi à ces amis qui n’ont plus rien de virtuel.Et d'autres qui le sont encore, mais plus trop et plus pour longtemps.

Comment les récompenser autrement que par mon génie scriptural ? Car il est HORS DE QUESTION que je fasse des chèques ! Faut pas déconner quand même! Ou que je paie en nature. Quoi que.

Donc c’est pour toi peuple chéri que j’écris l’article scientifique ci-dessous. Si toutefois vous lisez ce texte APRES le 22/12/2012 c’est que je pouvais m’abstenir de l’écrire. Ce qui aurait été dommage, convenez-en.

Sinon ce texte est dédié tout particulièrement au mec ci-dessus et à ses deux complices en bas de cette page.....

 

LA FIN DU MONDE PARFOIS C’EST RIGOLO. SI SI.

LoupPhoque2

 Comme vous le savez toutes et tous, la fin du monde est donc programmée pour le 21 décembre 2012 au lever du soleil. Soit à 8h47 du matin. Mais nuance il faut tenir compte du décalage de 7 heures avec l’heure mexicaine puisque il s’agit de l’heure maya. Donc la fin du monde aura lieu le 22 décembre à 15h47 de l’après-midi sauf exceptions :

- Pour les seuls journalistes, un autre astrologue maya célèbre, Nostradamus, a prévu que l’extinction des plus ignobles correspondrait à la formule suivante :  XX – C – II- VIII , mais je ne sais pas lire les chiffres romains, donc je ne développe pas.

- Egalement, par dérogation présidentielle, les loups-garous pourront retarder leur fin du monde au 28 décembre à la pleine lune. (Les loups-garous tiennent d’ailleurs à protester énergiquement qu’en dépit de la fin du monde, on fasse cependant coïncider la pleine lune avec le jour de la Saint Innocents. C’est très dévalorisant.)

Moi qui vous parle, j’ai déjà connu une fin du monde en tant que dinosaure. L’extinction des dix Nozors reste pour beaucoup d’entre vous un mystère jusque là pas éclairci mais c’est normal car ils sont éteints. En fait, je vais vous expliquer : y a un con qui était bourré et qui a coupé le disjoncteur à dinosaures par erreur, ce qui a provoqué leur extinction. C’est tout bête jurassiquement parlant!

Chaque fin du monde est différente de la précédente et de la suivante. Comme le disait récemment le philosophe Bernard Henri Lafindelmundo, «il n’y en a pas une pour racheter l’autre: toutes pourrites » .

Sinon les Mayas, rappelons-le, étaient de gros branleurs… La preuve ; ils n’ont tenu que jusqu’en 1200 avant d’être remplacés par les Aztèques, ou plus exactement par une coalition d’Aztèques et de hordes asiatiques, les fameux Aztèques-Tartares, dirigés par le redoutable Quetcheup Premier qui était le descendant pour le moins dégénéré en ligne directe du couple impérial , l’empereur Wasabi le Piquant et l’impératrice Harissa. Bref, une fin de race.

Mais qui étaient donc ces fameux mayas qui se la pètaient à faire des prédictions à deux balles ? En fait, les Mayas se permettaient de la ramener depuis toujours. Au départ, ils le faisaient pour faire leur kakou et draguer les filles, très naïves à l’époque. La plaisanterie favorite du jeune prince maya Patobasilicloalt, par exemple, était de leur dire « Si tu n’arrives pas à me faire redresser la pyramide, toi même et tes futurs enfants seront infertiles pendant 10 générations ». Et ça marchait le plus souvent, même si les pyramides mayas étaient quand même plus biscornues que leurs collègues égyptiennes ! Ah ces africains…

Les mayas étaient aussi des salopards qui ont lancé le mythe du trop célèbre calendrier maya.

C’est de leur faute si aujourd’hui certaines tribus contemporaines continuent à venir vous emmerder tous les ans avec leurs calendriers comme les facteurs, les éboueurs, les pompiers, les odieux du stade, les coopératives scolaires  etc..

Les Mayas aimaient bien aussi se déguiser en abeilles. Et c’est d’ailleurs ce qui a causé leur perte. Les Aztèques pour les supplanter et leur péter la tronche se sont inspirés de la technique célèbre chez Homère qui a causé la perte des Troyens mais réalisé la fortune de MacAfee : la technique dite « du cheval de Troie ».

Deux aztèques très grands, très longs mais aussi très laids – notez ces détails qui ont leur importance pour la compréhension de ce récit- se sont fait passer pour souffrants et ont demandé à rentrer dans Mayacity, jolie ville jumelée avec Brest en raison de leurs ressemblances, pour se faire soigner. L’un toussant et soufflant comme un loupphoque, l’autre boitant bas en se tenant le dos.

Les deux Mayas l’abeille qui surveillaient l’entrée, pleines de pitié et de compassion, se sont laissées attendrir et leur ont ouvert en grand les portes et là, terrible tragédie, l’affreux long asthmatique et l’affreux long à sciatique ont fait rentrer leur potes par une entrée secrète et se sont précipités sur les gentilles Mayas-l’abeille et les ont prédateurisées avant de jeter leurs petits cadavres dans la rade en criant «on leur a pété la ruche».

Cette journée est encore célébrée aujourd’hui au Mexique sous le nom de la Guêpe-Rade.

Alors, vous comprendrez bien que des mecs suffisamment neuneus ( ouin-ouins pour nos lecteurs helvétiques)  pour se faire avoir comme des bleus par un stratagème aussi grossier ne me semblent pas être les meilleurs experts pour venir donner des leçons de fin du monde à nos civilisations éclairées.

Donc à mon avis, leur calendrier ne vaut pas mieux: du pipeau! De la roupignole de sansonniole!

Si toutefois la fin du monde avait bien lieu le 21 décembre 2012 prochain, ce ne serait que pur hasard à mon avis, mais en tout état de cause, je vous rappelle à toutes fins utiles les conseils du Ministère du Redressement Apolcalyptique à suivre impérativement :

- Ne buvez pas trop quand même car les secousses telluriques peuvent vous rendre malades et vous faire vomir sur la couette;

- Par contre faisez l’amour comme des bêtes car ces mêmes secousses telluriques peuvent être tout à bénéfiques pour une union épanouie et remplacent avantageusement la machine à laver sans consommer de courant.

Sinon, comme beaucoup de parents l’oublient encore trop souvent, n’oubliez pas de rappeler à vos enfants qu’en cas de fin du monde, il faut toujours attendre trois heures avant de se baigner sans risque.

A part ça, si la fin du monde pouvait ne concerner que les cons, ça nous arrangerait quand même pas mal pour regagner un peu d’espace vital.

Mais comme on dit chez Twitter #JDCJDR ….

Joyeuses fêtes de fin du monde et d’année à vous tous !

 

 

0-TRIO

 

 

 

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28 août 2012

TWITTER PARFOIS C'EST RIGOLO

Est-ce la pleine lune ou alors tout simplement la nouvelle lune qui me donne envie de tout balancer ? Car, je vous le dis, tout de go, Twitter est une imposture ! Et je le prouve car JE suis un imposteur. Et JE ne suis pas le seul…

Vous connaissez toutes et tous le merveilleux @leloupphoque

LoupPhoque2

et le génial @Bip_Ed

bip

 

qui vous ravissent de leur présence exceptionnelle dans votre TL?

 

Et bien c’est du pipeau ! De l’arnaque ! Ceux qui font les beaux et les cakous sur le fil sont frères jumeaux, s’appellent en fait Raymond et René Labitte, sont éleveurs de porcs retraités à Suszy-en-Truie, dans les Côtes Flottantes, et sont âgés de 77 ans. Pas à eux deux mais chacun.

Et vivre dans ce coin reculé ne facilite pas les contacts. Notamment avec les dames ! Alors osons le dire: cons, fessons-le, nous sommes encore vierges. Et oui ! Nous sommes Pluceaux que vous croyez ! C’est pour cela que nous sommes venus sur Twitter d’ailleurs, pour y remédier et trouver des petites, voire des grosses cochonnes.

Nous sommes donc Raymond, le @lelouphoque, et René, le @Bip_Ed. Déjà à la naissance c’était mal barré… Maman était surnommée dans le village « Suzette-la-Gorette » tant à cause de son métier que de sa forte libido.

C’était ce qu’on appelle une fille-mère. Rien à voir avec le cumul des mandats comme député-maire, par exemple. Déjà, nous sommes nés dans l’étable un soir d’orage ! Il y avait pas d’électricité. Le docteur est arrivé. Il a d’abord demandé où était le père pour l’aider. Elle a répondu qu’elle ne savait pas. Il lui a alors demandé qui il était. Elle lui a répondu « Mais qu’est-ce que j’en sais ? Si vous croyez que j’ai le temps de me retourner quand je soigne mes cochons ! »

Il a commencé l’accouchement en s’éclairant de sa lampe de poche et je suis arrivé en premier. Beau comme un soleil. Il s’est exclamé « Qu’est ce qu’il est beau cet enfant, beau comme un soleil, on dirait un Loupphoque » (d’où mon pseudo) puis il a crié : Mais il y en a un autre » et effectivement là, mon cher frérot René a débarqué. Le docteur a dit « elle est également très belle». En effet, il faisait noir et là, il avait un léger doute. Maman s’est alors mise à engueuler le toubib en lui criant «mais enfin, éteignez cette saloperie de lampe ! Vous voyez bien que ca les attire » !

C’est vrai qu’il n’y avait pas d’échographie sophistiquée à cette époque. Enfin à la ferme un peu quand même. Pour savoir si une truie était « pleine », Maman hurlait dans l’utérus de la bestiole « Y a quelqu’un ?» et si seul l’écho lui répondait en retour, c’est qu’elle ne l’était pas, pleine. C’était sommaire comme échographie mais efficace.

Nous avons donc passé nos belles années d’adolescence à la ferme, et notre puberté venue, évidemment, les plus jolies cochonnes aux longs cils et les gentilles biquettes furent les premières à nous procurer nos tendres émois : le bonheur est dans le pré, quoi, mais avec des bottes en caoutchouc! Jamais nous n’écoutions le curé qui nous disait qu’il ne fallait pas faire aux truies ce qu’on ne voulait pas qu’on nous fasse à nous-mêmes. Et puis d’abord, on aurait bien voulu qu’on nous le fasse.

sourire-de-cochonChèvreSmall

Un jour, notre entreprise s’agrandissant, nous avons eu besoin d’acheter un ordinateur sur la recommandation de la coopérative agricole, pour gérer nos gorets, et là, pour René et moi, ce fut la révélation. D’abord parce que René un soir tapa par erreur un truc du genre « YOUPORC » sur Gougueul et il se retrouva vite à regarder de bien jolis films avec des messieurs et des dames super gentilles. C’était même plus hot que « Mon Curé chez les nudistes » où on voyait pourtant des filles toutes nues, mais de loin. Là c’était de plus près.

René et moi, nous avons soudain été si émus qu’on n’a même pas pu s’asseoir à table pour manger avant qu’on l’ait mise sur cales pour la surélever ! (la table, hein)

Alors, on s’est très vite habitué à regarder l’ordinateur et un jour on est tombés sur un truc qui s’appelait Twitter. Et nous autres, on n’est pas si bêtes ! On a vite compris. Surtout quand on a reconnu le « pseudo » de notre cousine Frénégonde avec une photo qui ne lui ressemblait pas tellement et qu’ils appelaient ça un zavatar ! En fait Frénégonde, elle ressemble dans la vie à Piggy-la-Cochonne et elle avait mis comme zavatar la belle Charlize (qui allait devenir mon épouse quelques années plus tard). « Dior J’adore » à la place de « Pâté pur porc » quoi !

Alors nous aussi, on s’est inventés des personnages, moi celui d’un gentil loup-phoque, très gentil avec les dames et d’ailleurs extrêmement gentil dans la vraie vie aussi, et un Bip-Ed barman-juge de paix qui, contrairement à Saint Louis qui rendait la justice sous un chêne, la rendait, lui, comme un gland.

On a commencé à discuter avec des très très très jolies femmes, en leur demandant avec un maximum de délicatesse si ça les intéresserait pas un bon coup de botte. On disait « botte » ou « batte » ou « bête » ou « butte » pour ne pas trop dévoiler nos intentions grivoises, mais elles étaient fine-guêpes, les fines guêpes.

En fait, c’est bien mieux que « l’Amour est dans le Pré », parce qu’on n’a même pas à les faire venir pour qu’elles se foutent de nos gueules devant des millions de télespekvoyeurs et en plus ca ne nous coûte pas grand-chose…

On leur a envoyé aussi de jolies chansons d’amour qu’on filmait avec notre webcam. Il y en a une qu’était belle, assez rigolote, c’était sur l’air de « Aimer à perdre la raison » mais on avait remplacé les paroles par « Baiser à couilles rabattues ». C’était drôle et délicat, mais, allez savoir pourquoi, ça leur a mis la puce à l’oreille. Elles se sont un peu doutées de nos coquines intentions. Il y en a une qui nous a même dit « On n’est pas sur Matrique, passez votre chemin »

Mais nous sommes vite devenus très populaires avec des milliers de followeuses, qui ne pouvaient plus se passer de nous. Mais aucune ne voulait développer avec nous une tendre romance d’autant que l’autre abruti de René avait trouvé le moyen de mettre une vraie photo de nous au lieu de celle des frères Bogdanoff qu’on voulait faire croire que c’était nous.

Mais nos followeuses, même s’il ne s’agit tout de même que de femmes, ne sont pas pour autant toutes antipathiques, et comprenant nos problèmes, l’une d’elles a lancé une pétition pour trouver une volontaire. Sans succès. Alors elles sont allées au-delà et se sont cotisées. Elles ont vidé leur bourse pour qu’on puisse faire pareil avec les nôtres et ce matin par le train de 10h00 elle est enfin arrivée superbe, avec ses guêtres à talons hauts, sa large ceinture (ou sa mini-jupe, je ne sais pas trop) et son string léopard : Elle s’est mise à aussitôt à nous chanter de sa voix suave

Zahia2

 

« Salut me voilà mes cocos.

Oui c’est moi @Betssabee_Mucho.

Croyez-moi mes petits salauds,

J’vais vous exploser l’berlingot. »

Et ce qui fut dit fut fait. Bien fait même ! Et depuis nous vivons heureux tous les trois avec nos cochons, nos porcs et nos gorets. Est-ce que ca durera ? Qui vivra verrat.

Alors certes nous n’étions rien que des menteurs des faussaires des escrocs, des baratineurs, mais grâce à Twitter nous avons trouvé le bonheur.

Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ce matin quand j’ai hurlé à la « porte des délices » de Bethssabee « Y a quelqu’un ? » l’écho ne m’a pas répondu !

LeLoupPhoque

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27 août 2012

SAUVER L'HUMANITE

SAUVER L'HUMANITÉ, PARFOIS, C'EST RIGOLO

 

 Dans un de mes derniers billets d'opinion (je ne parle pas des poèmes débiles que m'oblige à rédiger mon co-blogataire  @Bip_Ed pour de sordides raisons d'audience et de droits publicitaires), intitulé "IL FAUT BIEN QUE GENESE SE PASSE" je vous avais expliqué la création du monde et je vous invite vivement à le relire, ne serait-ce que pour vous faire constater qu'on peut être sérieux et intelligent tout en restant subtil, et sans se vautrer dans la fange du populisme facile qui est l'apanage évident de mon collègue et néanmoins ami précité.

 

Tout ce qui a un début à une fin. Sauf le boudin, me direz-vous. Car le boudin, lui a deux bouts. C'est d'ailleurs le seul animal qui partage cette particularité avec la banane. Si on mange un boudin debout  par un bout, le boudin conserve TOUJOURS CES DEUX BOUTS sauf quand on arrive au bout et là il n'y a plus du tout de bout. Le boudin, c'est deux bouts sinon rien . La seule possibilité pour avoir un boudin sans bout est de sauter dessus jusqu'à l'éclatement.

 

D'ailleurs, à ce sujet, au temps de ma splendeur dans les night-clubs, j'ai souvent sauté des boudins qui s'éclataient bien avec moi et j'arrivais toujours à en venir à bout. Mais ça c'est une autre histoire qui ne vous re-gar-de pas. Sauf Christine Boudin.

 

Donc tout ce qui a un début a une fin et notamment l'humanité. Certes, je ne crois pas à la fin du monde annoncée par les aztèques andins ou par les tartares asiatiques , pas plus que je ne crois aux prévisions de leurs descendants, les redoutables aztèques-tartares qui sont pourtant toujours crus, même s'ils disent les pires mensonges.

 

Je crois à une dégénérescence globale inévitable, liée aux problèmes de consanguinité qui entraîneront à terme une disparition de l'espèce humaine. Il aurait fallu garder l'homme dans son état de pureté originelle. Mais à partir du moment où on a commencé à le mélanger avec des gonzesses, c'était trop tard. Le fruit était dans le verre. Je pense que le problème profond est venu de cette rencontre pourtant improbable entre zigounettes et foufounes. On ne me l'enlèvera pas de l'idée.

 

Maintenant, avec vos conneries, il y a 6.973.738.433 êtres humains sur la planète dont 1.292 qui me suivent sur Twitter. Il y a donc si je calcule bien 6.973.737.141 abrutis qui ne servent à rien et qui MALGRÉ TOUT bouffent sur notre quota de boustifaille. C'est honteux. Oui c'est intolérable, mais bon, le caoutchouc, c'est pas fait pour les clébards non plus, fallait y penser avant, alors ta gueule.

 

Le problème c'est qu'une bonne partie de l'humanité crève de faim aujourd'hui alors qu'une minorité est obligée de s'empiffrer pour ne pas laisser trop de restes aux chiens, aux ornithorynques et aux cornillards globuleux.

 

Il y a une chose que je ne comprends pas: les producteurs de foie gras, de caviar, de homard, de ris de veau à Lynettes, de cerises sur le gâteau, de cailles au choux etc... ont beau faire des miracles pour assurer un bon achalandage, leur production a du mal à s'écouler mettant ainsi des pans entier de l'économie en danger. Je ne voudrais pas pointer du doigt les responsabilités, mais il est évident que les pauvres, les retraités, les SDF, les immigrés, les chômeurs, pour ne parler que d'eux ne font pas BEAUCOUP D' EFFORTS pour relancer la consommation. Mais bon, ça ne se fait pas de stigmatiser les vrais coupables. Politiquement incorrect, paraît-il. Pfffftt !...

 

Donc, aussi vrai que la France a peur, l'humanité a faim. C'est intolérable. De lapin.

 

Et pourtant, les solutions existent sans doute. Nous en avions discuté il y a quelques années et ceci est rigoureusement authentique dans un restaurant de Cambrills en Catalogne avec justement mon co-blogataire Bip_Ed en nous empiffrant consciencieusement de tapas, de sangria et de San Miguel. Nous avions après quelques heures réussi à mettre au point le concept du Plat Universel Mondial (P.U.M) que j'avais d'ailleurs gravé dans le marbre. Ou plutôt sur la nappe en papier du restaurant. Sous l'œil très noir d'un serveur hidalgo mécontent de notre trouvaille de génie. En fait, le mécontentement venait non pas de notre génie, mais surtout du fait que la nappe n'était pas en papier. Mais en tissu.Je n'étais effectivement plus très clair. Plutôt clair-obscur. Et manifestement l'ibère était glacial en pensant au temps qu'il allait mettre pour ravoir une nappe massacrée au stylo à bille par deux connards d'outre-pyrénées.  En outre, c'est lui qui était outré.

 

Mais bref. Quel est -il ce concept du P.U.M. ?

 

Nous avons vu que les gens ne mangent pas quand ils ne connaissent pas. L'exotisme leur fait peur. Par exemple ; il y a très peu de Touaregs ou de Pygmées qui mangent du bœuf Strogonoff. C'est un exemple. Ils préfèrent manger qui une sauterelle, qui une vipère cornue...Alors que les Samui évitent comme la peste le cou de girafe farci.

 

Or la population mondiale est plutôt métissée, même que c'est une honte mais il faut bien s'y résoudre. Et le Plat Universel Mondial doit donc tenir compte de toutes les composantes humaines et des habitudes du miam-miam de chacun. Le P.U.M.  emprunte donc à chaque région mondiale sa spécificité.

 

Pour faire un bon P.U.M (pour 13.645 personnes), il vous faut 250.000 litres d'huile de foie de morue, 5.000 gnous, 3.000 kangourous, 650 caribous pas trop murs, 350 lamas, 600 rennes (un peu moins au moment des fêtes de Noël car il y a souvent pénurie) 150 grizzlis, 60 tigres du Bengale , 4.500 lapins « géant des flandres » 12.000 manchots Adélie et une courgette. Surtout PAS DE MAÏZENA....hein, les nanas, le P.U.M. c'est pas des pancakes. Pffft !

 

Une fois les ingrédients récupérés , vous passez tout au mixer en ayant soin de dénoyauter les gnous  et les caribous. Les grizzlis doivent être écouillés soigneusement.

 

Vous séparez les jaunes des blancs des kangourous et vous battez les blancs en neige jusqu'à leur fonte sur le Kilimandjaro jusqu'à ce qu'ils constituernt une sorte de manteau blanc.Vous pouvez d'ailleurs en profiter pour y dormir..

 

Vous laissez reposer 5 ans

 

Vous faites cuire pendant  8 ans et 6 mois au four jusqu'à terme aux States

 

Vous touillez pendant 14 ans. Pour la décoration, vous pouvez réserver deux ou trois cent oreilles de lapins géants des flandres.

 

Contrairement aux becs d'alouettes, il est inutile de plumer celui des manchots. Ne lui plumez pas le bec, ne lui plumez pas le bec, Aaaaah aaaaah aaah ah ah..

 

Vous mettez ensuite le tout à sécher au soleil pendant 18 autres années.Pas plus. C'est important.

 

Normalement, il y a déjà une bonne partie de l'humanité qui n'aura pas survécu à ces délais justement calculés intelligemment. Niark Niark Niark....

 

Rajoutez en plus quelques Bachar el Assad judicieusement placés, un ou deux Kim-il-Jung, quelques Idi Amin Dada, 5 ou 6 Pinochet, autant de Khadafi, et laisser mijoter.

 

Incorporez quelques bonnes épidémies virales cultivées par nos amis savants fous russes ou américains dans leurs labos militaires.

 

Il est conseillé de faire exploser une ou deux centrales atomiques et de déforester pour faciliter le passage des inondations.

 

Normalement, on devrait après ça se retrouver enfin juste entre nous mes chères followeuses  et followeurs que j'aime de chez Twitter!

 

Alors, à nous le champagne, le caviar, les homards et le foie gras. Et on balance cette merde de P.U.M. à la mer en rigolant car ces crétins y ont cru.

 

Comme ils avaient cru à la voiture propre, à la répartition des richesses, à un 21ème siècle de sagesse, à l'éducation pour tous, à l'égalité femmes-hommes !

 

Mais qu'ils étaient bêtas tous les ceusses qui ne me followaient pas. Dommage qu'ils soient tous mourrus!

 

Allez, bonnes vacances , hein , et mangez pas trop !

 

Oui , une question . Oui je vous écoute ? Ah oui, pour la courgette qui reste, vous en faites ce que vous voulez. Ce n'est plus mon problème

 

Posté par LoupPhoqueBlues à 20:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]