Est-ce la pleine lune ou alors tout simplement la nouvelle lune qui me donne envie de tout balancer ? Car, je vous le dis, tout de go, Twitter est une imposture ! Et je le prouve car JE suis un imposteur. Et JE ne suis pas le seul…

Vous connaissez toutes et tous le merveilleux @leloupphoque

LoupPhoque2

et le génial @Bip_Ed

bip

 

qui vous ravissent de leur présence exceptionnelle dans votre TL?

 

Et bien c’est du pipeau ! De l’arnaque ! Ceux qui font les beaux et les cakous sur le fil sont frères jumeaux, s’appellent en fait Raymond et René Labitte, sont éleveurs de porcs retraités à Suszy-en-Truie, dans les Côtes Flottantes, et sont âgés de 77 ans. Pas à eux deux mais chacun.

Et vivre dans ce coin reculé ne facilite pas les contacts. Notamment avec les dames ! Alors osons le dire: cons, fessons-le, nous sommes encore vierges. Et oui ! Nous sommes Pluceaux que vous croyez ! C’est pour cela que nous sommes venus sur Twitter d’ailleurs, pour y remédier et trouver des petites, voire des grosses cochonnes.

Nous sommes donc Raymond, le @lelouphoque, et René, le @Bip_Ed. Déjà à la naissance c’était mal barré… Maman était surnommée dans le village « Suzette-la-Gorette » tant à cause de son métier que de sa forte libido.

C’était ce qu’on appelle une fille-mère. Rien à voir avec le cumul des mandats comme député-maire, par exemple. Déjà, nous sommes nés dans l’étable un soir d’orage ! Il y avait pas d’électricité. Le docteur est arrivé. Il a d’abord demandé où était le père pour l’aider. Elle a répondu qu’elle ne savait pas. Il lui a alors demandé qui il était. Elle lui a répondu « Mais qu’est-ce que j’en sais ? Si vous croyez que j’ai le temps de me retourner quand je soigne mes cochons ! »

Il a commencé l’accouchement en s’éclairant de sa lampe de poche et je suis arrivé en premier. Beau comme un soleil. Il s’est exclamé « Qu’est ce qu’il est beau cet enfant, beau comme un soleil, on dirait un Loupphoque » (d’où mon pseudo) puis il a crié : Mais il y en a un autre » et effectivement là, mon cher frérot René a débarqué. Le docteur a dit « elle est également très belle». En effet, il faisait noir et là, il avait un léger doute. Maman s’est alors mise à engueuler le toubib en lui criant «mais enfin, éteignez cette saloperie de lampe ! Vous voyez bien que ca les attire » !

C’est vrai qu’il n’y avait pas d’échographie sophistiquée à cette époque. Enfin à la ferme un peu quand même. Pour savoir si une truie était « pleine », Maman hurlait dans l’utérus de la bestiole « Y a quelqu’un ?» et si seul l’écho lui répondait en retour, c’est qu’elle ne l’était pas, pleine. C’était sommaire comme échographie mais efficace.

Nous avons donc passé nos belles années d’adolescence à la ferme, et notre puberté venue, évidemment, les plus jolies cochonnes aux longs cils et les gentilles biquettes furent les premières à nous procurer nos tendres émois : le bonheur est dans le pré, quoi, mais avec des bottes en caoutchouc! Jamais nous n’écoutions le curé qui nous disait qu’il ne fallait pas faire aux truies ce qu’on ne voulait pas qu’on nous fasse à nous-mêmes. Et puis d’abord, on aurait bien voulu qu’on nous le fasse.

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Un jour, notre entreprise s’agrandissant, nous avons eu besoin d’acheter un ordinateur sur la recommandation de la coopérative agricole, pour gérer nos gorets, et là, pour René et moi, ce fut la révélation. D’abord parce que René un soir tapa par erreur un truc du genre « YOUPORC » sur Gougueul et il se retrouva vite à regarder de bien jolis films avec des messieurs et des dames super gentilles. C’était même plus hot que « Mon Curé chez les nudistes » où on voyait pourtant des filles toutes nues, mais de loin. Là c’était de plus près.

René et moi, nous avons soudain été si émus qu’on n’a même pas pu s’asseoir à table pour manger avant qu’on l’ait mise sur cales pour la surélever ! (la table, hein)

Alors, on s’est très vite habitué à regarder l’ordinateur et un jour on est tombés sur un truc qui s’appelait Twitter. Et nous autres, on n’est pas si bêtes ! On a vite compris. Surtout quand on a reconnu le « pseudo » de notre cousine Frénégonde avec une photo qui ne lui ressemblait pas tellement et qu’ils appelaient ça un zavatar ! En fait Frénégonde, elle ressemble dans la vie à Piggy-la-Cochonne et elle avait mis comme zavatar la belle Charlize (qui allait devenir mon épouse quelques années plus tard). « Dior J’adore » à la place de « Pâté pur porc » quoi !

Alors nous aussi, on s’est inventés des personnages, moi celui d’un gentil loup-phoque, très gentil avec les dames et d’ailleurs extrêmement gentil dans la vraie vie aussi, et un Bip-Ed barman-juge de paix qui, contrairement à Saint Louis qui rendait la justice sous un chêne, la rendait, lui, comme un gland.

On a commencé à discuter avec des très très très jolies femmes, en leur demandant avec un maximum de délicatesse si ça les intéresserait pas un bon coup de botte. On disait « botte » ou « batte » ou « bête » ou « butte » pour ne pas trop dévoiler nos intentions grivoises, mais elles étaient fine-guêpes, les fines guêpes.

En fait, c’est bien mieux que « l’Amour est dans le Pré », parce qu’on n’a même pas à les faire venir pour qu’elles se foutent de nos gueules devant des millions de télespekvoyeurs et en plus ca ne nous coûte pas grand-chose…

On leur a envoyé aussi de jolies chansons d’amour qu’on filmait avec notre webcam. Il y en a une qu’était belle, assez rigolote, c’était sur l’air de « Aimer à perdre la raison » mais on avait remplacé les paroles par « Baiser à couilles rabattues ». C’était drôle et délicat, mais, allez savoir pourquoi, ça leur a mis la puce à l’oreille. Elles se sont un peu doutées de nos coquines intentions. Il y en a une qui nous a même dit « On n’est pas sur Matrique, passez votre chemin »

Mais nous sommes vite devenus très populaires avec des milliers de followeuses, qui ne pouvaient plus se passer de nous. Mais aucune ne voulait développer avec nous une tendre romance d’autant que l’autre abruti de René avait trouvé le moyen de mettre une vraie photo de nous au lieu de celle des frères Bogdanoff qu’on voulait faire croire que c’était nous.

Mais nos followeuses, même s’il ne s’agit tout de même que de femmes, ne sont pas pour autant toutes antipathiques, et comprenant nos problèmes, l’une d’elles a lancé une pétition pour trouver une volontaire. Sans succès. Alors elles sont allées au-delà et se sont cotisées. Elles ont vidé leur bourse pour qu’on puisse faire pareil avec les nôtres et ce matin par le train de 10h00 elle est enfin arrivée superbe, avec ses guêtres à talons hauts, sa large ceinture (ou sa mini-jupe, je ne sais pas trop) et son string léopard : Elle s’est mise à aussitôt à nous chanter de sa voix suave

Zahia2

 

« Salut me voilà mes cocos.

Oui c’est moi @Betssabee_Mucho.

Croyez-moi mes petits salauds,

J’vais vous exploser l’berlingot. »

Et ce qui fut dit fut fait. Bien fait même ! Et depuis nous vivons heureux tous les trois avec nos cochons, nos porcs et nos gorets. Est-ce que ca durera ? Qui vivra verrat.

Alors certes nous n’étions rien que des menteurs des faussaires des escrocs, des baratineurs, mais grâce à Twitter nous avons trouvé le bonheur.

Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ce matin quand j’ai hurlé à la « porte des délices » de Bethssabee « Y a quelqu’un ? » l’écho ne m’a pas répondu !

LeLoupPhoque